First date (6): Benoît

Merci Tinder de me permettre de rencontrer plein de mecs. Plein de mecs cool, sympathiques, drôles, charmants, intéressants… et paumés…et tristes aussi.

Ce cher Benoît… Notre rencontre remonte tout de même à l’année dernière mais je m’en souviens très bien encore aujourd’hui.

Suite à notre « match » (=> ici petite lecture sur Tinder si tu es paumé), il s’est passé quelques semaines avant que je ne prenne la décision de parler avec Benoît.

Laissez moi ouvrir une parenthèse d’ailleurs, en fait, je ne sais pas pourquoi, mais jamais je n’entame une conversation avec un contact. Je sais pas pourquoi. Je pense que j’aime bien me faire désirer c’est tout. Me prends un peu comme un petit trophée et j’avoue que les rares conversations que j’ai pu lancer, c’était parce que j’étais en chien, mais grave. Et que je ne voulais pas passer ma soirée toute seule.

Ce soir là, rien à la télé, le gosse faisait dodo, l’ennui guettait => TINDER. Je vois les dernières connexions de mes contacts et je vois que Benoît est en ligne. Les premiers échanges furent cool. J’apprends qu’il est daron (comme moi), qu’il galère pour se trouver un logement (comme moi à l’époque), qu’il est barbu (good point), qu’il est grand (very good point), qu’il écoute du rock (point tout court). Bref, un mec plutôt simple et funky (K-mel tu nous manques poto si tu me lis).

Un soir en semaine alors que j’étais en train de boire des bières en terrasse avec une amie, Benoît pointe le bout de son nez via SMS, et finalement, alcool aidant, on décide de se voir. Okay les gars, j’étais raide, et pour un date, c’est le meilleur état qui puisse exister. Pas de pression, tu te sens bonne dans ton jean même si tes cheveux bouclent à cause de la chaleur et pas le temps de penser et à stresser (super conseil que je donne, mais avec modération l’alcool hein (non je déconne)).  Lui aussi avait déjà bien commencé sa soirée, bref nous étions bourrés les amis.

rickydance

Je vais pas te mentir, mais Benoît est très photogénique, mais pas trop en vrai. Mais on se marre et c’est le principal. On se raconte pas mal de trucs et le sujet des enfants arrive très vite. Et patatras me voici embarquée dans la folle tristesse de Benoît.

Grosse galère qu’est sa vie: son ex lui fait la misère, il ne voit pas son gosse, son appartement est en travaux, il habite chez ses parents, pas de boulot en ce moment, grosses galères de fric, avocats etc… SALUT LA VIE!

Et je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais j’ai eu un regard compatissant, j’ai mis ma tête sur le côté avec un petit sourire genre « allez gros ça va aller »… Et là, BIM il m’embrasse. Je ne m’y attendais pas du tout. Mais du tout. Bref, c’était bien agréable quand même, je me laisse aller sur fond de rock’n’roll en tentant de mettre ma énième pinte sur la table. Et ça a duré assez longtemps.

Il était tard, finito les trains pour rentrer chez ses parents. Moi je suis en voiture donc je m’en fous, je ne regarde jamais l’heure. Du coup il me dit qu’il va rester dormir dans le bar de son pote, mais que le bar ferme super tard. Je demande où ses parents habitent… Dans le même département que moi. Bon, je ne suis pas une connasse et l’invite dans ma Twingo, je prends la décision de le déposer chez ses renps.

Tu connais le sketch de Franck Dubosc quand il est dans sa voiture et qu’il demande à sa pote où elle habite pour qu’il la dépose? Tu le sens le malaise?

rickylost

Voilà, on y est. Entre chez ses parents et chez mes parents, 40 minutes nous séparent. 40 minutes sans bouchons en région parisienne est l’équivalent de passer 2 heures sur l’autoroute en France. C’est très loin. Trop loin.

Nous arrivons enfin chez ses parents, on se quitte, nos langues et nos salives se mélangent. Le fait qu’il soit très entreprenant et que j’ai mes règles ça me donne envie de partir assez vite. Le fait qu’il se vente toutes les 4 minutes qu’il est le roi des préliminaires me donne vraiment envie de partir très vite. Le fait que les roulages de pelles ne soient plus les mêmes quand l’alcool part me donne envie de me barrer sans attendre.

Je suis partie, j’ai repensé à lui, je ne me sentais pas d’envisager quoi que ce soit avec Benoît, de part sa vie très compliquée, son ex femme qui lui menait vraiment la vie affreuse, ce poids qui pèse lourdement sur ses épaules… A cette époque, j’étais moi aussi dans mes problèmes, je ne me sentais pas de partager ceux des autres… Je sais, c’est lâche de ma part, mais quand on le sent pas… On le sent pas.

 rickybye

Bisou, à la prochaine

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