First date (36) : Antoine

Antoine… Ou devrais-je plutôt dire… Antoine l’odieux. Clairement le genre de mec dont tu gardes un fucking mauvais souvenir. Je n’aime pas ce genre de personnage.

Tu vas très vite t’en rendre compte, cet article est écrit sous l’effet du seum.

Parmi les mecs que j’ai rencontrés, j’ai relativement eu du bol. C’est vrai, globalement, je n’ai pas à me plaindre. Aucun ne m’a fait d’entourloupe de ouf, personne n’a fait mal à mon cœur, personne ne m’a maltraité sentimentalement parlant… Bref, je n’ai pas été menée en bateau.

Antoine, je l’ai matché avant de partir en vacances. Bien avant de partir en vacances d’ailleurs … On a commencé à papoter tous les deux au début du mois de juin (de l’année dernière hein, on se refait pas, je suis méga en retard JE SAY ne me regarde pas du coin de l’œil avec ce petit air) et on ne s’est vus que fin du mois d’août. Ce qui fait que lui et moi avons parlé pendant 3 putains de mois non stop.

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Mais rappelle-toi un peu… j’ai appris de mes erreurs. J’ai appris à ne pas trop faire tarder la rencontre ====>>>> car sinon, sentimentale de ouf que je suis, j’idéalise beaucoup trop la rencontre et je suis trop souvent déçue. Du coup, fini les échanges interminables par sms, j’essaie de ne pas laisser traîner les choses. Et puis ça va quoi, j’ai pas de time à perdre, j’ai un taff et sans compter que le soir à force d’être trop sur mon téléphone, j’ai trop de mal à mater un film OKLM (ça veut dire au calme, un peu comme TRKL qui veut dire tranquille, c’est pour toi Marie hein) ou une série. Je te jure c’est con mais ces échanges SMS te prennent un temps de ouf \o/ J’ai honte de le dire, mais sérieusement, depuis que je suis sur les sites de rencontres… Au secours je suis incapable de laisser mon téléphone TRKL. Tarée, je suis une tarée. Ah non, je suis une dépendante affective.

Sauf qu’avec Antoine, je n’ai pas pu faire autrement. Pendant 3 mois, soit 91 jours, soit 2190 heures ou encore 131400 minutes mais aussi 7884000 secondes le gars a bûché GRAVE (t’emballe pas, il existe une application pour convertir les jours en heures et secondes hein).

Tu le sens venir ou pas ?

Alors attends, déjà je te tire le portrait du mec… Il s’appelle donc Antoine, habite dans le 18ème arrondissement, bosse dans le graphisme (me demande pas plus, j’y comprends rien de tous ces métiers qui se ressemblent, je suis archi nulle), il est célibataire, il a de la famille en Haute-Savoie, il fait aussi partie d’un groupe de musique genre rock alternatif de mes deux (ça se la joue dans l’est parisien), propriétaire de son appartement, porte des Wayfarer, des Nike, des tee-shirts à cols ronds, une barbe et il n’est pas très bien coiffé. Tu commences à me connaître, il se ressemblent presque tous hein 😉 Je sais. Les goûts et les couleurs quoi.

Bref, je te le donne en mille => évidemment, je vois en Antoine l’Homme de ma vie \o/

Mais bien sûr, c’est lui \o/

Idiote va. Je m’autoflagèle.

Nous matchons ensemble sur Tinder… Nous commençons des échanges assez musclés sur le fait que j’habite en banlieue (-_-‘). Comment j’en peux plus sérieux, sans déconner.

Tsé quoi ? Le prochain qui me met un petit scud parce que je suis en banlieue sera banni. RAF (rien à foutre) sérieux ! Je m’en cogne moi que tu sois à 12 kilomètres putain !!!!!!!!!! Merde quoi. Oh…………. Ça suffit quoi. Donc voilà, Antoine commence déjà à me les casser sévère parce que je suis en banlieue ouèche. Ça me rend rageuse mais d’une force. Et rien que là, j’aurais dû virer ce mec. Mais non, parce qu’enfin un mec s’intéresse à moi, je m’accroche. Idiote va. Comment je me saoule je te jure.

 

On s’échange rapidement nos numéros de téléphone, j’en profite pour stalker à fond et espionner au quotidien son compte Instagram et Facebook. Et là, les amis, il se passe un truc creepy entre Antoine et moi. C’est-à-dire que je vais me faire avoir par Antoine. Mais grave, je vais tomber tout droit dans le panneau. Antoine est du genre à envoyer des messages TOUS.LES.JOURS. Du matin au soir. Tout le temps.

Et en retour, que se passe-t-il ?

Comme une grosse cruche tu commences à t’attacher à … du vent.

Quand je dis vent, je dis rien. Bah oui, jamais tu n’as rencontré ce mec, jamais tu ne lui as parlé, même pas par téléphone en plus je te jure ! Mais nawak ce genre de truc. Je me déteste mais je tombe TOUT.LE.TEMPS dans le truc. Pourquoi me diras-tu ? Parce que mon cœur est libre, parce qu’Antoine est GENTIL, parce qu’il est attentionné, parce qu’il pense à moi parce que… fuck. Parce que je suis sensible, parce que je suis flattée de me sentir désirée. Et c’est fou l’emprise que peuvent avoir certains mecs. Et je leurs en veux. Parce que je n’ai rien demandé.

Bref, Antoine me travaille au quotiden, il est dans ma tête… tout le temps. C’est lui en permanence sur mon téléphone. Et plusieurs fois par jour, je scrute tout sur Facebook et Instagram et Twitter. J’en deviens presque tarée. Je suis amoureuse d’un mec que je ne connais pas.

Et là, je m’adresse à toi lecteur, célibataire, cœur à prendre et qui est déjà tombé sur ce genre de personne. Tu t’en es rendu compte quand ?

C’est de la perversion au quotidien.

C’est Antoine qui me demande si j’ai bien dormi. C’est lui aussi qui me demande si j’ai bien mangé à midi et c’est lui qui me souhaite une bonne nuit. WTF. C’est ma mère qui me demande ça d’habitude. Mais qui fait ça sans connaître l’autre ? Je trouve cette façon de faire lamentable, on est dans une sorte de relation dominatrice, t’as rien demandé, tu te retrouves presque forcée de répondre à ses sollicitations. Mais le pire dans tout ça, c’est que je ne l’ai pas vu venir. Hé oui, tu sais bien que je suis une fille qui s’attache très rapidement à l’autre. Je te l’ai déjà dit, je suis libre comme l’air et quand on est gentil avec moi, c’est tout cuit.

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Antoine et moi échangeons des dizaines voire des centaines de SMS tous les jours. Pendant donc 3 mois. Pourquoi aussi longtemps me diras-tu ? Parce que n’étant disponible qu’une semaine sur deux, déjà ça réduit le truc. Lui de son côté a des déplacements professionnels, entre temps il est parti 3 semaines en vacances, moi aussi je suis partie, quand je suis revenue il repartait… Ce sont donc écoulés 3 mois.

Lorsque nous avons enfin décidé de nous voir, je te cache pas mais j’étais dans un état proche de l’Amérique super loin , c’est-à-dire que j’étais super tendue, méga stressée et pas à l’aise. Mais j’y vais quand même. Je vais enfin rencontrer l’Homme de ma vie. Et je suis pas en mode grande confiance en moi, j’ai peur. Je crains de le voir, de le décevoir parce que je suis moche. Et pas intéressante.

Bref, je chausse mes converse et rendez-vous dans … bah oui, EVIDEMMENT dans le 18ème car Monsieur le Roi ne bougera pas son uc pour qu’on se voie ailleurs qu’en bas de chez lui. Bordel de merde… Et moi comme une conne j’y vais. Attends que je m’autoflagèle une nouvelle fois. En mode « Le nom de la rose ».

Je suis en avance, en fait non, je suis pile à l’heure. Lui n’est pas là mais il me dit qu’il arrive immédiatement.

Et ça y est, Antoine, l’Homme de ma vie arrive. Il me fait signe. Ah putain il est beau. Ah bordel… Ça valait le coup de l’attendre. Mon Homme, mon ange.

Fidèle à ses photos, vachement plus grand que ce que j’imaginais, c’est chelou d’ailleurs. Je ne m’y attendais pas du tout. Jean noir, tee-shirt défoncé, Vans aux pieds, lunettes de vue. J’aime, j’adore. C’est bon, c’est lui quoi. J’arrête de me poser des questions. J’entre dans la peau de la nenette totalement in love du mec qu’elle a en face d’elle. Je croise les jambes, je me tiens droite, je mets ma bouche en cœur.

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On choisi une terrasse dans une petite rue trop chouki, table rose, serveur absolument trop cool. Et nous discutons… De tout et de rien. ET le malaise prend place : je me sens carrément à l’ouest sur pas mal de sujets, je suis à la ramasse total sur ce qu’il me sort. Et je sais qu’Antoine prend un malin plaisir à m’enfoncer petit à petit sur pas mal de trucs. Il fait exprès de me parler de bébés groupes de rock, trucs vraiment impossible de connaître sauf si t’es super calé dans le milieu. Sorry baby, ma came c’est l’électro française à tendance sentimentale de ouf, certainement pas les trucs où ça pogote à donf lors des concerts. Not my style. Tout en m’enfonçant légèrement et doucement, il me rappelle aussi régulièrement le coup de la banlieue => c’est caca. Sachant que MONSIEUR LE ROI est à Paris depuis 4 ans, je te rappelle qu’il vient de Haute-Savoie. Et là tu te marres. Moi aussi je me marre. Mais… je ne sais pas, je suis sous le charme total, il me plait, il joue avec moi, je m’en ouf un peu, j’ai du mal à me reconnaître. Je me dis qu’il veut un peu m’en mettre plein les yeux, ça ne marche pas totalement mais j’aime bien ce mec malgré tout. Je sais pas pourquoi.

Après avoir bu 2 pintes, on va se promener sur la Butte… Soirée hyper agréable, c’est bien chouette… On se pose sur un banc, on papote encore et encore. Il me prend la main (O_O’) Il me dit qu’il passe une chouette soirée, bien que je sois banlieusarde (putain mais ta gueule sérieux). Que mes cheveux sentent bons (cimer Lush). Moi je vois le temps passer et je me dis que je vais rentrer sagement => entends bien évidemment par là que j’ai mes règles (pourquoi ai-je cette étrange impression d’avoir tout le temps mes règles). Il me dit que c’est mieux qu’on se quitte comme ça, qu’il préfère qu’on se revoie prochainement.

Il me raccompagne à ma voiture. Nous sommes arrêtés devant un carrefour et on attend que le feu de signalisation passe au vert pour les piétons… Et là, sans crier gare, sans clou ni vis (j’adore la sortir celle-là désolée) le gars me prend par le col de ma veste et m’embrasse.

(*_*)

J’ai vu des étoiles.

(*-*)

J’ai vu un arc-en-ciel.

(*o*)

Y’avait un nuage de paillettes autour de nous je te promets.

Tellement le moment était trop chouette, de trop cool, de trop bien sa race. Comment j’ai tellement mais tellement kiffé sérieux. Je te jure. Ce baiser. J’ai a-do-ré. Tellement le mec m’a chopé … comme une adolescente face à son amoureux au lycée et qu’elle est grave trop heureuse que ça lui arrive à ELLE. Et qu’elle y croit trop ap. Antoine et moi on se quitte comme ça. Dans une flaque de salive. Sous les ovations et applaudissements des passants qui se gênaient pas pour faire des remarques trop drôles.

On ne se donne pas vraiment de rendez-vous car il sait que je traîne très souvent dans le coin (ouèche c’est l’été 2016 et j’ai passé mon été à Grand Train, TMTC on a dû se croiser là-bas bébé). Donc le 18ème c’était un peu ma deuxième maison. Hé bien sache que c’est en allant à Grand Train et en en sortant totalement rébou que je me mets à chauffer mon ami Antoine par message. Il répond du tac-au-tac, tiens, lui aussi a envie de baiser. Fait chaud décidément ce soir hein. J’étais en train de squatter la terrasse du café des Potos quand Antoine m’envoie un « Allez, viens à la maison, je suis prêt à te recevoir » => okay baby lova j’arriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiive.

Je monte, il m’ouvre la porte. J’avais super hâte de découvrir l’appartement qui héberge Antoine. Ben j’ai été super déçue… Dois-je te rappeler que j’adore la déco intérieure ? Que je peux passer des mois avant de me décider sur un détail dans mon appartement ? Bien que je n’ai pas le monopole du bon goût et que j’en suis totalement consciente dieu merci, je suis super étonnée de la décoration de son appartement : je suis chez maison du monde. Rayon à la mode : je vois des fuckings triangles partout. C’est pas chelou ça ? Le gars a des tableaux à 8 euros accrochés au mur, avec un encadrement de merde qui ne tient pas, ces sets de tables sont assortis aux… rideaux. Dans le salon qui fait également office de chambre car son lit est collé au plafond et descend tout seul, y’a toujours cette marque triangulaire omniprésente. J’ai l’impression d’être dans la chambre d’une petite fille, je te jure. C’est pas ouf quoi. Un mélange de mint, de jaune pastel et de turquoise. Et de gris. Maison du monde quoi. J’aurais préféré Ikéa, c’est mon côté hautain qui parle. Bref, passons. Après avoir fumé une clope, le gars me chope la bouche et nous nous allongeons sur ce lit qu’il fait descendre grâce à une poignée cachée, je connaissais pas, maintenant si. Le genre de truc que tu vois quand Valérie refait une maison tu vois le truc ? Bon. Passons ce détail sans grande importance.

Je suis le genre de meuf qui peut passer des heures sur les préliminaires. Bah ouais que veux-tu, je suis une sentimentale (rien à voir je sais). Je ne sais plus depuis combien de temps j’avais pas niqué mais je prends mon temps avec Antoine. Ah ben si, le dernier était mon ami Michele. L’italien. Ahaha c’était cool avec Michele… Bref. Je te disais donc que je prends mon temps grave avec Antoine ====>>> étant célibataire, la baise c’est pas tous les jours. Donc quand je suis à poil à côté d’un mec à poil, je peux te dire que j’y mets tout mon corps et toute mon âme, je peux rester 74 minutes sans problème entre les cuisses de mon partenaire (et là mon lectorat masculin tombe amoureux de oim, bougez pas les mecs je suis dispo et vous n’avez pas lu la suite) parce que c’est tellement bon et je suis tout le temps en chien. Ça va, fais pas ton offusqué… (Je demande juste pardon à ma sœur qui me lit.) Je te rappelle que je suis amoureuse des préliminaires, que mon truc à moi qui me fait kiffer la vie c’est quand un mec a à son tour sa tête entre mes cuisses. Bon qu’on me lèche la teucha, on va pas y aller par quatre chemins hein, ça va, on est dans le paragraphe qui parle de cul. C’est bon.

Je suis donc méga hyper super chaude, mes sous-vêtements trempés par l’excitation, je roule des pelles à Antoine comme jamais, allongée sur lui puis lui sur moi, on se tripote, on se caresse lentement, doucement… Ça dure un moment. Jusqu’à ce que je le déshabille. Et je vois sa teub.

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Déception.

Bon.

Je vais pas m’arrêter à ça, c’est archi naze de penser ça. Allez, reprends-toi, t’as un keum chouki sous les mains. Je lui fais la pipe de la fille amoureuse : j’y mets tout mon amour. Je te jure, des pipes comme celle-ci j’en ai pas fait beaucoup.

La meuf mais d’une douceur, d’une délicatesse, d’une tendresse infinie. J’étais partout, en dessous, sur les côtés, entièrement et en même temps, mes doigts, mes mains, ma bouche, ma langue. Je prends même le temps de lui faire un clin d’œil tellement je suis trop la nana funky que toute sa life il s’en souviendra de cette pipe d’enfer. Je m’autonote de 9.3/10. Sans déconner, je l’ai sucé … c’est comme le premier flocon qui tombe tel une plume. C’est le temps qui s’arrête, c’est la suspension du chant des oiseaux, c’est le premier souffle du nouveau né, même la nature toute entière en est restée bouché bée. En l’occurrence c’est moi qui avait la bouche bée. T’as capté l’image ? Bon et je suis aussi restée bouche bée quand le gars a pris une capote et m’a pénétrée.

WTF mec ? !

On n’a pas dit qu’on était aux préliminaires ?

Comment ça c’est pas ton truc de faire plaisir à une meuf ? !

Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh

T’es comme ass.

Tu n’es finalement que déception pauv’con.

Le coït durera à tout péter 4 minutes. C’était vite euf. Et vite vu. Et vite tout court. Suivi d’un « Bon… Je vais dormir maintenant si ça te dérange pas, je suis archi mort. »

Je vais pas te mentir, j’allais pas rester. Il m’a saoulé. Car juste après, il aura encore un scud à me balancer de manière super galante sur le fait que je dois rentrer dans ma banlieue.

Meeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeec.

On avait dit stop avec ce sujet. Y’a qu’à toi que ça pose un souci putain de merde.

Bon Antoine, c’est pas que mais voilà que, je vais te laisser toi et tes triangles.

Je claque la porte. Ah oui, dois-je ajouter que le mec ne me raccompagne pas ? Non. Allez bisou. Tu m’as vraiment gonflé. Tu ne mérites pas ma pipe d’or. Ma golden. Non tu ne la mérites pas. Espèce de petit merdeux. Je te déteste, tu m’as déçu. Tout ça pour … ça. Si tu voulais juste niquer un coup, il aurait fallu le dire plus tôt, genre dès le départ. C’est nul. Ton comportement. Tout en toi me gonfle. T’es con Antoine. Tu m’as manqué de respect, je ne te le pardonne pas.

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Bouffonne que je suis, je l’ai relancé.

Bouffonne que je suis pas qu’une fois.

Connard qu’il est il répondra encore, mais de plus en plus rarement. Jusqu’à ce que nos échanges ne soient plus. Jamais.

Je suis entrée dans une phase de seum international vénère puissance 2000. Une sorte de rupture de relation qui n’avait jamais existée. Parce qu’en l’espace de 3 mois, ce mec s’est nettement imposé en tant que l’élu de mon âme. Parce qu’en tant que nana ultra sensible, j’ai aimé son humour, sa présence quotidienne, lui quoi… Il m’a fait mal. Clairement. Je me suis attachée à du zef, attachée à ces putains de messages. Pourquoi je suis tombée dans le panneau…

Je ne sais si tu le ressens dans ma façon d’écrire, mais j’ai aujourd’hui encore la rage contre Antoine. Et d’autant plus que le fait d’écrire tout ça, ça remonte encore et encore ce sentiment de passer pour la conne de service, je déteste ça. Moi la féministe.

Je suis assez vénère car je viens encore de tomber sur un mec comme Antoine. Le manège a commencé doucement, jusqu’à ce que je me rende compte que le mec a EXACTEMENT le même mode opératoire qu’Antoine. Et là, j’ai couché ces mots quand j’ai écrit un mail à ma copine Pauline pour lui expliquer la situation (c’est assez clair tu verras) avec un mec qui s’appelle Nicolas, ça date de y’a quelques jours à peine :

« Tu as tout à fait compris le truc pour Nicolas…
J’ai stoppé les sms hier soir, j’ai été sèche, je ne tiens pas à m’engouffrer dans un truc débile à perdre mon temps à échanger avec lui. J’ai tellement le mauvais souvenir de plusieurs mecs qui ont fait ça. Je les connais à force malheureusement… C’est typique, le schéma est le même à chaque fois :
– hyper doux, très gentil, pose plein de questions mais répond vaguement pour tout ce qui le concerne,
– prend de plus en plus de place => sms dès le matin et ce jusqu’au soir,
– relance toujours,
– parlera de cul et de tendresse, va imposer le sujet même si tu ne veux pas en parler,
– cette présence perpétuelle étouffante,
– il arrive à effacer tous les autres de part sa présence et sa gentillesse,
– lors de la rencontre : grand séducteur qui prendra les devants et s’imposera,
– il aura sa partie de sexe comme souhaitée depuis le départ avec toi,
– adieu définitif.
 
Et toi comme une débile tu t’es attachée, et il te manque car pendant des jours voire des semaines le mec était toujours là. Et tu te sens comme la pire des merdes à être tombée dans le truc. »

 

Je hais ce genre de façon de faire, vraiment. Moi qui aime les choses claires dès le départ… Tu imagines un truc cool à ses côtés alors que lui… Voulait juste te sauter.

BAH ALLEZ TOUS VOUS FAIRE ENCULER BANDE DE FDP

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On m’y reprendra plus jamais.

Bah non j’ai recommencé… Parce que je suis la pire des bouffonnes. Je te jure. Je me déteste.

15 réflexions sur “First date (36) : Antoine

  1. Et si en fait, il a compris qu’il ne t’arrivait pas à la cheville au moment M ? Si justement, il a été incapable de faire aussi bien que toi et à préféré te laisser partir pour conserver son semblant de confiance en lui… n’a t’il pas réalisé que tu étais trop bien pour lui ? Ne te brades pas, il aura connu une fille badass au moins une fois dans sa vie…

    Aimé par 1 personne

    1. Je pense que tu es trop positive ! Non non vraiment, le mec m’a travaillé pendant 3 mois, juste parce que j’étais son challenge du moment… Malheureusement il y en a des tonnes des mecs comme ça… C’est juste pour le game en fait !

      J'aime

  2. Pfff j’ai parlé du même sujet environ la semaine passée…
    Moi aussi je tombe toujours dedans, mais le pire du pire ! C’est que j’arrive pas, comme toi à me dire « cette fois, ce nouveau fdp ne m’aura pas ! » moi au contraire je me dis « mais il est different, celui la c’est le bon, c’es l’homme de ma vie » et à chaque fois c’est pareil.

    Ce que je comprends pas, c’est que, moi en tous cas, je suis la genre de meuf à être hyper ouverte, si tu me dis que tu veux juste baiser, ben on baise wesh… 😀 Mais si tu me parles toute la journée, évidemment je m’attends à plus.
    Bref, Je te rejoins et je te soutien dans ton « Allez tous vous faire enculer ! » lol

    Aimé par 1 personne

    1. C’est carrément ouf, a chaque fois j’ai aussi cette voix dans ma tête qui me dit ‘putain c’est lui, il est pas comme les autres’ mais en fait si….. Je vais lire ce que tu as écrit !
      Bisous bisous

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  3. Quand j’ai lu la description de la fellation, j’ai vraiment regretté que tu ne tiennes pas un vlog (mes recherches « Polish milf sucks a rockstar’s dick like a pro » n’ont rien données).

    Aimé par 1 personne

  4. Arf. Le sale con. C’est pas toi Matka – il a entretenu ta dépendance affective, et tu es tombée dedans, parce que N’IMPORTE QUI serait tombé dedans. C’est moche, mais c’est normal.
    Quelque part, ça te parait peut-être une maigre consolation là tout de suite, mais moi je trouve que ta sincérité est belle. Tu y as cru parce que tu veux voir le meilleur et que tu laisses venir sans arrière-pensées. Alors du coup c’est risqué si le mec est un connard – mais pour tous les autres (et je pense notamment à David, avec qui c’était un très beau moment d’échange), c’est super que tu sois aussi « pure », sans a-priori, avec plein d’espérances.
    Moi je te love ❤

    Aimé par 1 personne

    1. Adorable ce commentaire… ❤

      J'ai écouté l'émifion sur les rencontres internet et… c'est malheureusement très classique de s'attacher à des écrits sans jamais voir l'autre.
      Mais comme je l'ai dit plus haut, je retombe dans le truc, je suis une sentimentale, j''espère toujours en me disant "ah tiens, lui c'est différent, il est différent, ça va le faire, vas-y". Mais bon… je me rassure tout le temps en me disant que si j'ai ce genre de comportement, il y a forcément quelqu'un comme moi.
      Éternelle optimiste… 😉
      Bisous ma belle ❤

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  5. Je me reconnais.
    Je fais la même chose depuis DES années avec un plan cul. Genre 100 messages par jour pendant des semaines (Sans qu’on se voit) et puis un jour il va m’envoyer promener pour revenir quelques mois plus tard ‘coucou ça va ?’ et je recommence…
    Pourquoi ?
    Dépendance affective ? peut être
    Mais surtout parce que le sexe entre nous c’est incroyable, pour lui aussi.
    Mais il n’y a que le cul qui fonctionne. Le reste est impossible.

    Aimé par 1 personne

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