First date (47) : Fred

S’il y a bien un truc qui me fait kiffer chez un homme, c’est sa sensibilité. Après, c’est comme pour tout… quand on tombe dans les extrêmes, c’est pas bon signe. Et tu te doutes bien que mon cher ami Fred est dans un extrême. POUR TON PLUS GRAND PLAISIR ESPÈCE DE SALETÉ.

C’est via l’application de rencontres Happn que je suis entrée en contact avec lui. Fred, il est très au taquet quand on échange à l’écrit. En tous cas, il m’a l’air bien cool, enjoué et jovial et en plus de ça : grand, châtain clair, yeux bleus, il a une bonne tête qui me plait. Je vois que monsieur porte des teeshirts à col rond : it’s a match. Oui ça va hein, moi je ne suis pas encore prête à faire une concession sur le port de col V. SORRY NOT SORRY.

Il habite pas hyper loin de chez moi, genre dans les 20 minutes je dirais, ce qui m’arrange vachement beaucoup. Je me souviens encore de tous les fuckings trajets jusque dans le 18ème que j’ai pu faire pour des rendez-vous avec des mecs, c’est-à-dire à l’extrême opposé de chez moi. Tout ça dans le but de boire une simple bière et de rentrer, me rendre compte que j’ai plus de 40 minutes de voiture à faire, que j’ai passé une soirée de merde etc. VS le gars qui lui, était en bas de chez lui. Je me demande comment j’ai pu accepter ce genre de proposition sans déconner. Mais comme je suis nunuche et que je ne comprends pas grand chose à la vie, je vais dans le quartier de Fred, dans le 15ème. C’est assez nice vers chez lui, je connais bien et je propose qu’on se rejoigne sur la terrasse d’une brasserie que je kiffe.

Il est un peu en retard car il sort du taff, moi je suis assise oklm et je commande mon apéro en l’attendant. J’ai oublié de préciser mais nous sommes en plein mois de juillet et wow les potos, mais il fait CHO sa mère. Je dirais approximativement dans les 36 degrés et si tu me connais et que t’es assidu tu sais que je fais partie de la team « transpi indécente faciale ». Mais j’ai arrêté de complexer avec ça, je suis plutôt en paix avec mon corps. Autant quand j’étais au lycée c’était un méga complexe : j’étais du genre à avoir des auréoles dès la 1ère heure de cours, oui. J’avais même acheté ce déo qui endort tes glandes sudoripares. Ah ben ça mon pote, ça dépote à mort et crois-moi, ça fonctionne de OUF. Tu transpires plus du tout des aisselles. Mais le rêve a forcément un côté dark : si la transpi ne sort plus d’un côté va falloir qu’elle soit évacuée ailleurs => bonheur et joie de décharger des litres de sueur via mon visage, mon dos, le décolleté mais aussi l’arrière des cuisses. Oui oui, juste l’arrière. C’est donc pile à cette époque que j’ai tiré un trait définitif sur les bas gris chiné ou de couleur kaki. Voilà pour l’histoire de la transpi.  Tout le monde s’en branle ? On peut passer à autre chose ? Ok.

Le mec arrive => WOW. Une putain de bombe, un avion de chasse. Encore plus joli que sur les photos. Il est GRAND. Alors ça, d’habitude, je m’en fous totalement mais là, je ne sais pas, c’est comme si sa grandeur lui apportait une beauté et un charme supplémentaire, une putain de sexyness jamais vue. J’ai une amie qui m’a dit récemment « même s’il est pas beau, juste le fait que le gars soit grand, y’a un côté terriblement excitant ». Ce que je peux comprendre. Mais là n’est pas la question, chacun ses goûts, on n’est pas là pour juger. Moi je suis pas une relou, je veux juste que son visage me plaise et de l’humour. 1m65 ou 2m10, c’est absolument pas un critère. BREF, je suis presque sous le choc de la beauté de l’homme. Mais vraiment hein, il est quand même très joli. Et bronzé. Il porte une chemise et comme la chaleur est intense, forcément = les manches sont relevées jusqu’aux coudes et là, permets-moi de te l’avouer : je perds pieds. Les avants-bras imberbes/poilus/veineux ou gras, ça me fera toujours un effet… Comme le fait qu’un troubadour pouvait bander en voyant une cheville à l’époque où la télé n’existait pas.

Fred est vraiment agréable : on passe un super moment tous les deux. Il est … charmant. Mais c’est le mot : charmant. Il est souriant, il est classe, propre sur lui, drôle mais pas vulgaire, intéressant. Je te jure, je suis vraiment épatée par ce gars qui n’est que qualités en puissance 2000. Forcément, y’a un truc, spa possible autrement. Bon, Matka, calme oit meuf, c’est la 1ère fois que tu le vois, il est d’une évidence évidente que lors d’une 1ère rencontre, tout le monde montre ses bons côtés. Logique. On part du principe qu’on se séduit etc. Etc. Etc. Etc. On connait le game hein.

On reste 4 heures à papoter, mais les guys, on est dans un échange très dynamique, on se marre, on se sert des verres, on profite de cette soirée IDEALE, bref, si tous les 1ers rdv pouvaient être comme ass, je te jure que le monde ne serait que paix et amour.

A cette époque, je suis célibataire. Ce que je veux ? Franchement, je ne sais pas. Cette boulimie de rencontres faisait que j’avais la tête dans mes messages avec les gars, je faisais pas gaffe, j’espérais au fond de moi une histoire mais y’en a pas un qui se détachait des autres. Sans déconner, pas un seul gars qui était respectueux et bienveillant. PAS UN. Donc frénésie de dates, soirées passées avec beaucoup d’inconnus, je ne faisais QUE ça. J’attendais un truc mais quoi au fond ? Aujourd’hui, je suis incapable de dire ce que je voulais réellement. Je te parle de ça car la suite a son importance. Fred, lui, il ne s’est pas caché : il veut rencontrer la femme de sa vie. Il sait que ça va arriver et se donne tous les moyens pour. Moi, je dis pas non hein, mais je sais pas, quand il m’en parle, je trouve cet objectif un peu… je dirais pas irréalisable mais je trouve qu’il est trop dans son truc, que c’est une envie tellement pressante, que c’est vraiment son goal, le truc qu’il attend mais de ouf quoi, l’obsession carrément. Mais c’est tout à son honneur, on a tous nos envies et c’est comme ass. Moi je ne crois pas au coup de foudre, lui si. Et il me dit qu’il éprouve déjà un truc pour moi : c’est à ce moment précis de la soirée que ça va capoter les amis. Parce que j’ai fait de la merde et j’ai fait un truc que je n’aurais pas dû faire. Avec du recul, je le sais, j’aurais dû en rester là avec lui : terminer cette soirée calme et agréable, lui faire la bise et rentrer chez moi sagement, envoyer un message comme quoi on en reste là malgré sa gentillesse mais que je ne corresponds en rien à ses attentes. Moi, clairement, dans ma petite tête, un mec qui au bout de 4 heures me sort qu’il éprouve des sentiments pour moi, bah ça me fait juste un peu flipper.

Sauf qu’à l’époque, je suis célib, en mode fraîcheur rasée de près, je suis un peu rébou, il fait beau et chaud = je fais la grosse erreur de répondre à la positive d’aller chez lui quand il me le propose. Et je ne pense pas aux éventuelles conséquences de tout ça. Clairement : je suis d’un égoïsme sans nom et je n’ai aucune empathie pour ce gars qui lui, m’exprime son envie de construire => moi je veux juste son body dans l’immédiat. La suite ? On verra bien, je ne calcule rien, je ne veux pas vraiment me poser de question, beaucoup trop tôt pour ça. Profitons de l’instant présent et wait and see.

Comme tu t’en doutes, j’ai couché avec. Et en bonne sauvage que je suis, ne le connaissant pas non plus, je n’ai pas voulu rester dormir dans son appartement et avoir le malaise du lendemain matin dans un endroit que je ne connais pas. Pour la suite des événements : je peux te dire honnêtement que jamais de ma life j’avais rencontré un gars qui était dans le mood « je respecte tellement la femme de ma vie que je refuse une fellation parce que c’est dégradant pour elle ». Tu vois le truc ? Non ? Moi non plus, je connaissais pas ce genre de personne. En gros, j’ai été confrontée à une sorte de délire, en rien c’était un moment de partage, en rien c’était stimulant, en rien c’était kiffant. Non, vraiment y’a quelque chose qui m’a dérangée. En me rhabillant, je culpabilise. Ça commence. Il me touche le dos alors que je veux juste tenter de mettre mon soutien-gorge. Il veut me mettre mes sandales (WTF dude) merci non merci. Il veut me prendre dans ses bras, moi c’est bon, j’en peux déjà plus, je veux le quitter et partir sentant le potentiel GLUE TURBO 2000 à plein nez. Il entre dans une sorte de phase oppressante, il s’en rend pas compte mais c’est étouffant. Il est là, partout, il ne décolle pas. C’est vraiment quelque chose qui m’échappe, qui plus est avec un inconnu, je me sens physiquement mal, je suis pas bien.

Il tient à me raccompagner à ma voiture. Fred, t’inquiète pas, on est dans le 15ème, les rues sont éclairées, je suis une grande fille et je n’ai pas besoin de toi, mais vraiment hein. Il marchande avec moi : s’il ne peut pas m’accompagner alors on restera au téléphone jusqu’à ce que je sois dans ma voiture. Et je vais devoir lui envoyer un message quand je rentre. OKAY. NO PROBLEMO ROBERTO. Il est touchant et gentleman mais… son comportement a dépassé la limite « romantique », il est dans le « creepy ».

Quand je suis chez moi, j’ai déjà reçu 4 messages à base de « ma chérinette j’espère que tu n’es pas trop fatiguée », « je ne m’endors pas avant que tu sois arrivée » ou encore « dors bien petite douceur » « ne rêve pas trop de nous deux ».

Tu sens arriver le malaise ou pas ? Moi si. Rapidement même.

En me levant, j’ai 3 autres messages. Je réponds dans la matinée. Je bosse, je suis la tête dans l’ordinateur toute la journée. Je reçois une bonne vingtaine de messages « je rentre en réunion » « ma cheffe est trop conne » « j’ai hâte de te voir » « j’arrête pas de penser à nous » « quelle soirée de fou » etc. A chaque fois que mon téléphone vibre, je sais que c’est lui et que je vais pas kiffer ce que je vais lire. Mec, bordel, on ne s’est vus qu’une fois et on ne se connait pas. Cette trop grande et rapide intimité me gêne terriblement, c’est clairement pas le bon timing. Je sais pas, ptre qu’il y a des personnes qui aiment ça ? Si vite ? Bref. Je tente de couper court à l’afflux de messages en lui disant que je veux me coucher tôt. Mais il insiste pour qu’on passe la soirée à s’appeler. J’accepte. Il est agréable mais… je lui dis que son comportement est oppressant pour moi. Que tout ça arrive bien rapidement et que je suis du genre à prendre mon temps. Doucement hein. J’insiste sur le fait que je n’ai pas du tout le même fonctionnement que lui. On échange un peu là dessus et sur le coup, je pense qu’il a compris. D’ailleurs, la suite de notre conversation sera ultra cool. On décide même de se voir le lendemain soir pour boire un coup après le boulot. Nice !

Sauf que la journée qui a suivie était un putain de cauchemar : j’ai eu des appels en absence, j’ai reçu je ne sais combien de messages, toute la journée, sans arrêt. J’ai tenté de le calmer, de mettre les choses au point, rien n’y faisait. C’était comme maladif chez lui : il peut pas s’en empêcher. Et je te jure que là dedans, y’a rien de plaisant. On est dans le creepy total. On a passé depuis longtemps la barrière du romantisme et du coup de foudre, je pense que ça ne tourne pas rond dans sa tête pour se comporter comme ça avec quelqu’un. C’est impossible. Je me retrouve dans le métro, à devoir le voir mais… ah mais merde, ça va vraiment pas le faire. Je me suis empêtrée dans un truc mais vla le putain de boulet de mec. Il est pire qu’envahissant. C’est une putain de pathologie à lui tout seul.

Je sors au hasard à un arrêt de métro et je l’appelle pour lui dire que non, ça va définitivement pas le faire. Je l’avais prévenu encore et encore toute la journée par rapport au fait qu’il s’emporte totalement dans un truc qu’il ne maîtrise plus, qu’on ne se connait pas du tout, qu’il est étouffant, qu’il se voie en mode couple mais qu’il n’en est pas question à ce stade etc. Vraiment, j’insiste de ouf là dessus, j’ai prévenu, j’ai expliqué, j’ai argumenté, j’ai pris le temps. Mais de dingue, crois-moi.

Il décroche et je commence à lui dire que je ne me sens pas de le voir car nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes lui et moi. Nos fonctionnements ne sont pas les mêmes, nous n’avons pas les mêmes attentes et que clairement, je ne lui corresponds pas et en retour, il ne me correspond pas. Et là, contre toute attente. Il pleure.

Je vais rester une bonne heure au téléphone pour tout lui expliquer, encore une fois. Il pleure et regrette de s’être emporté tant. Je raccroche et fuck de merde, je culpabilise mais d’une force. Je me sentais trop mal, bordel mais tellement mal. Comment j’ai pu faire pleurer quelqu’un  ? Je suis pas méchante pourtant ! J’ai été compréhensive, patiente et j’ai communiqué. Mais d’un autre côté, je n’ai pas à essuyer les dérives comportementales des autres, juste, à moi de m’en protéger. Dans le cas de Fred, c’est malsain et pesant pour moi. En tous cas, j’arrête rapidement de me mettre dans la case « vilaine fille » parce que merde, nous ne sommes que deux putains d’adultes qui ne se comprennent pas, rien que ça, y’a pas de mal donc STOP.

Ce que m’a appris cette rencontre, c’est que je devrais être plus attentive sur les textes écrits en ‘bio’ sur les profils. Là, clairement, le pépère Fred, il ne l’a pas fait à l’envers : le gars est réellement à la recherche de la nana de sa life. C’est chou d’un côté de se persuader et de garder en ligne de mire son objectif, je dis pas le contraire. Je me suis surtout rendue compte qu’il s’y prend mal (oh sans dec) et que son comportement de needy est ULTRA FLIPPANT. Ce comportement, je ne le connaissais pas et vraiment, j’ai pas kiffé et ce putain de sentiment de culpabilité en moi qui est remonté au début… Mais fuck la life, je n’ai rien fait d’offensant, j’ai accepté de passer du temps avec lui et de prolonger la soirée à sa demande (et j’en avais envie).

Zéro culpabilité, ras le cul de devoir me foutre dans le mal parce qu’un gars ne sait pas gérer ses émotions, ras le cul de devoir me justifier aussi. Et puis en quoi ce serait à moi de prendre en charge les états d’âmes border des autres ? Hein ? Bah je suis pas une infirmière ni un psy. Démerdez-vous !

ANYYYYYYWAY, j’ai reçu des appels et des SMS les jours qui ont suivis. Beaucoup. Et puis il a arrêté. Définitivement. 

Y’a quelques mois de ça, une pote me montre son compte Tinder et kikoo lol qui vois-je ? L’ami Fred, toujours à la recherche de sa perle rare. J’ai eu un petit pincement au cœur j’avoue. Et puis un petit rictus de dégoût par la suite. Je dis :

  • Ahhhhhh t’as parlé avec lui ? Tu l’as vu ?
  • Lui ? Mais putain il envoie tout le temps des messages, je devais le virer de mes contacts, j’ai zappé tu vois. Lààààààààà, voilà, zouh.

Bah elle, elle s’emmerde pas dans la vie tu vois.

Le needy turbo 2000 est toujours en chasse. Sachez-le. 

XoXo les amours

4 réflexions sur “First date (47) : Fred

  1. « A cette époque, je suis célibataire ».
    AHAH, donc c’est plus le cas ? 😃
    Hâte de lire. 😉

    Je te vois tout à fait culpabiliser (te connaissant par tes histoires), alors que c’est clair que t’as rien fait de mal. Clairement, il s’est déjà vu te demander ta main et limite te faire des gosses, et tout le monde (ou presque, y’en a surement coté meufs qui sont dans la même veine) aurait flippé. Mais c’est marrant, j’étais persuadé que t’en avais déja rencontré au moins un ou deux comme ça avant, un peu trop « pressé ». Enfin j’dois confondre avec quelqu’un d’autre. 😅

    Le fait de refuser la fellation, à la limite, ça va avec le personnage, je trouve. Il te met sur un piédestal où t’as absolument aucune envie d’être. Il doit être bien chiant sexuellement… (et si j’ai bien compris, c’était le cas)

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  2. Ce qui est sûr c’est que,en tant que mec, je sais au moins ce qu’il faut faire.Juste ne pas faire comme lui ptdr!!!Le coup de la fella..n je saurai m’en rappeler,ne jamais refuser(Ça sera un peu comme une règle du fight club)

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  3. j’aime vraiment te lire car c’est hyper intéressant de voir les réactions/pensées de l’autre côté du miroir
    (nb: j’avoue avoir un t-shirt col V, léger, et je l’adore et l’assume totalement ^^)
    Ce type de profil n’est hélas pas si peu courant.
    Certaines personnes, homme ou femme, ont non pas envie de trouver la « personne de leur vie », mais besoin de se raccrocher viscéralement à quelqu’un.
    Pour raconter leur journée
    A laquelle penser
    Pour exister
    Ils n’arrivent pas à se sentir épanouis sans avoir quelqu’un dans leur vie.
    Du coup, peu importe qui il y a en face, du moment qu’il y a ce réceptacle de leurs angoisses, peurs ou envies.

    L’anecdote sur la fellation est drôle, car a contrario, on m’a déjà refusé un cuni, sous prétexte que c’etait trop intime et qu’elle ne le laissait pas faire par qqn qu’elle ne connaissait pas très bien.
    Comme quoi, chacun a ses principes…

    Aimé par 1 personne

    1. Je partage totalement ta réflexion sur ce truc que certain.e.s ont ce besoin viscéral d’être à deux. Car seul, c’est la tristesse et en quelque sorte un échec dans la vie. On en revient à des notions de confiance en soi et de se défaire aussi de la dépendance affective. Ce qui est nice, c’est qu’on peut s’en débarrasser et trouver un épanouissement à être seul, à avoir des exigences et juste… accepter n’importe quelle situation.

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